Népotisme, tu me tiens, tu me tiens…

… par la barbichette !

J’avais écrit, il y a plus d’un an, sur le sexisme dans les milieux dits militants. VOIR ICI

Dans le même ordre d’idée aujourd’hui je vais vous parler du népotisme ou l’art de mettre en place des personnes “proches”(*) et d’éliminer les trublions pas vraiment dans le moule de la pensée unique d’un despote autoproclamé.

Trublion forcément inculte

Définition de népotisme :

Le népotisme est donc un abus d’influence et d’autorité qui génère des injustices en écartant “ceux qui ne sont pas de la famille”. Il s’apparente au clientélisme, voire à des pratiques mafieuses.

Cet article ne vise personne en particulier mais il est plus que certain que des personnes se sentiront visées. Auront-elles raison ? Il y a de fortes chances !

Mais là n’est pas la question !

Ceux qui ont lu mon premier livre le savent déjà. Dans les années 80 j’ai été approché par plusieurs syndicats, en l’occurrence la CGT et la CFDT. Je n’ai adhéré ni à l’une, ni à l’autre car trop indépendant. Je ne pouvais me faire à l’idée que tout se décide en haut lieu et très souvent par des personnes qui n’ont jamais ou peu travaillé. De plus, mon père qui a passé 30 ans à la CGT, a eu quelques déboires avec celle-ci et en est sorti avec quelques ressentiments.

Pour ma part j’ai attendu longtemps qu’apparaisse un syndicat qui travaille différemment et qui fait confiance à sa base militante. Et j’ai trouvé Sud par l’intermédiaire d’un ami. Je n’ai pas adhéré tout de suite pour voir l’évolution mais j’ai fini par le faire et je m’y trouve bien car j’ai beaucoup de camarades vraiment militants et qui ont de vraies convictions.

Depuis quelques temps je suis, indépendamment de ma seule volonté, les pérégrinations (si on peut appeler ça comme ça) d’un syndicat dit de “lutte”. Là non plus, je ne suis pas sûr que le terme soit bien approprié au regard de ce que j’ai pu lire.

Sauf que les luttes sont d’un tout autre genre, ce sont des luttes de pouvoir et de domination sur les camarades avec sans cesse des coups bas, des on-dits, des messes basses, des invectives en tout genre, des mensonges etc. La grande classe quoi !

Ainsi, un problème qui pourrait paraitre anodin au premier abord et qui pourrait se résoudre de main de maitre par une discussion saine et franche autour d’une table, soit en tête à tête, soit en comité, se trouve partager sur les réseaux dits sociaux et se voit amplifier à tel point qu’il devient impossible de communiquer sans que ça parte en vrille.

Et attention aux dégâts collatéraux !

Donc le népotisme ou le fait du Prince est de placer des subordonnés aux endroits stratégiques, une sorte de promotion interne. Ces promus, compétents ou pas d’ailleurs, ont, en quelque sorte, un devoir de reconnaissance et se plie, avec mauvais goût parfois, aux injonctions de leur “bienfaiteur”… s’il en est !

Seulement voilà, à ce petit jeu on en prend souvent plein la gueule. Faire des copier-coller du “maitre” n’est pas en soi une bonne idée. Réfléchir par soi-même, c’est bien aussi.

Dézinguer les camarades dans leurs dos, comploter contre eux, surveiller ce qu’ils peuvent écrire, enregistrer leurs dires sans aucune nuance, ce sont des pratiques dignes d’un autre temps. La Tcheka et la Stasi seraient-elles de retour ?

Surtout quand les mots du gourous sont condescendants, malveillants et malhonnêtes ! Mettre tout ce savoir au service de la bêtise, c’est vraiment affligeant !

Un des problèmes dans tout ça, c’est aussi le manque d’empathie flagrant surtout lorsque l’on sait qu’on n’est jamais à l’abri d’un coup dur et que le soutien des autres est important.

Un autre problème est la remise en cause d’un débat démocratique au sein de la structure. Nommer des personnes en catimini, sans faire d’assemblée générale, relève tout simplement de pratiques douteuses. Ce serait vraiment intéressant de lire les statuts !

Du coup, il se pourrait bien que ça explose au grand jour ou, pour être plus précis, que ça implose. Je ne suis pas Madame Soleil mais mon petit doigt me dit que ça s’approche… Il va être temps d’ouvrir les parapluies.

Et encore, je ne dis pas tout mais, qui sait ?

Le risque est grand. Des solutions sont possibles. Mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

to be continued…

 

(*) ça reste quand même à vérifier

Une réflexion au sujet de « Népotisme, tu me tiens, tu me tiens… »

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